L’avenir de la profession

Le métier d’huissier de justice fait face à une disruption totale depuis quelques années. Les études doivent gérer une concurrence exacerbée depuis la loi Macron pour la croissance et l’activité datant de 2015. Une concurrence d’abord entre les études puisque la liberté d’installation est facilitée, la création de société d’huissiers est dérégularisée. Ainsi, des grands groupes d’huissiers de justice peuvent se former en englobant plusieurs études, en s’installant sur de nouvelles compétences territoriales ou bien en fusionnant avec d’autres professions du droit. A terme, les missions de l’huissier de justice seront regroupées au sein d’une nouvelle profession : le commissaire de justice regroupant huissier, commissaire priseur, liquidateur mandataire judiciaire. La concurrence provient aussi d’ailleurs, certaines missions comme le constat ou le recouvrement s’ouvrent de plus en plus à d’autres acteurs. L’huissier de justice a donc tendance à délaisser ces prérogatives pourtant essentielles.

Ainsi ce mouvement bouleverse la profession pour mieux l’inciter à repenser sa vision et mettre fin à ses habitudes paisibles mais vieillissantes. Celle ci doit passer un cap et dépoussiérer son image en devenant un acteur incontournable de la justice pour servir au plus près les citoyens.

La profession d’huissier de justice est en pleine modernisation. Elle s’active pour ne pas perdre sa place et au contraire profiter de cette nouvelle donne. Sous l’impulsion de la chambre nationale des huissiers qui encadre fermement les études, de nombreux projets à vocation numérique voient le jour. Quelques exemples :

L’huissier de justice apparaît ainsi plus que jamais comme le tiers de confiance, garant de la conciliation de la sécurité technique et juridique. Il promeut l’utilisation de services dématérialisés et s’adapte à de nouveaux enjeux comme la sécurisation de données par la croissance du big data.